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Catalogne : Perplexité intempestive et Quelques certitudes

Lettres de Tomás Ibáñez et Miquel Amorós

vendredi 6 octobre 2017


 Perplexité intempestive

Alors que la Catalogne est en proie à des changements aussi drastiques que ceux qui sont survenus depuis les manifestations « multitudinaires » du 15 mai 2001, il est difficile de ne pas éprouver une certaine perplexité.

Qu’est-il arrivé pour que des secteurs parmi les plus combatifs de la société catalane soient passés du « rodear el Parlament » (encerclement du Parlement catalan) durant l’été 2011, à la défense des institutions de la Catalogne en septembre 2017 ?
Qu’est-il arrivé pour que ces mêmes secteurs qui avaient fait face aux mossos d’escuadra [policiers catalans NdT] sur la place de Catalunya, en leur reprochant leur sauvagerie – comme celles qu’ils ont exercées à l’encontre d’Esther Quintana ou d’Andrés Benítez – applaudissent maintenant ces policiers dans les rues, et craignent qu’ils ne soient dessaisis d’une pleine autonomie ?
Qu’est-il arrivé pour qu’une partie de ces secteurs soient passés de la dénonciation du Govern [gouvernement catalan NdT] du fait de ses mesures politiques antisociales, au vote récent de son budget ?
Et aussi qu’est-il arrivé pour que certains secteurs de l’anarchosyndicalisme qui affirmaient auparavant qu’on n’obtiendrait jamais de libertés en votant, en soient venus à la défense actuelle de cette possibilité pour les citoyens ?

On pourrait largement allonger la liste des questions, et l’on pourrait ajouter de multiples réponses à celles qui ont été formulées ici. En effet, on peut évoquer des facteurs comme l’épuisement du cycle de 1978 [date du vote de la constitution espagnole. NdT], la crise économique, ses coupes sombres et la précarisation, l’installation de la droite au gouvernement espagnol, ses politiques autoritaires et ses restrictions de libertés, la corruption scandaleuse du parti majoritaire, etc.

Cependant, il me semblerait naïf d’exclure de ces réponses celle qui prend en compte, également, la poussée extraordinaire du sentiment nationaliste. Une poussée que les facteurs auxquels je viens de faire allusion ont contribué à renforcer, mais qui a reçu également des doses très importantes de combustible depuis les structures mêmes du gouvernement catalan, à partir de son contrôle des télévisions publiques catalanes. Des années d’excitation persistante de la fibre nationaliste eurent nécessairement des effets importants sur les subjectivités, d’autant plus que les stratégies pour élargir la base de l’indépendantisme nationaliste catalan ont été d’une extraordinaire intelligence, et continuent de l’être. La puissance d’un récit construit à partir du droit à décider – sur la base des urnes, et en exigeant la liberté de voter – fut extraordinaire et réussit à dissimuler parfaitement le fait que c’était tout l’appareil d’un gouvernement qui se mettait en branle pour promouvoir ce récit.

L’estelada (rouge ou bleue) est aujourd’hui sans le moindre doute le symbole chargé d’émotivité derrière lequel les masses se mobilisent. Et c’est précisément cet aspect que ne devraient pas sous-estimer ceux qui, sans être nationalistes, voient dans les mobilisations pour le référendum une occasion, que les libertaires ne devraient pas laisser passer, d’ouvrir des espaces chargés de potentialités, sinon révolutionnaires, du moins porteuses d’une forte agitation sociale. Et ils se lancent ainsi dans la bataille qui oppose les gouvernements de l’Espagne et de la Catalogne.

Ces libertaires ne devraient pas sous-estimer cet aspect car lorsqu’un mouvement de lutte inclut une importante composante nationaliste, et c’est indubitablement le cas dans le conflit actuel, les possibilités d’un changement à caractère émancipateur sont strictement nulles.

J’aimerais partager l’optimisme des camarades qui veulent essayer d’ouvrir des brèches dans la situation actuelle pour permettre des issues émancipatrices, cependant je ne peux fermer les yeux devant l’évidence que les insurrections populaires, et les mouvements pour les droits sociaux ne sont jamais transversaux ; ils se heurtent toujours aux classes dominantes qui se regroupent d’un côté des barricades. Alors que dans les processus d’autodétermination – et le mouvement actuel en est clairement un – une forte composante interclassiste intervient toujours.

Ces processus entraînent une fraternisation entre exploités et exploiteurs en quête d’un objectif qui n’est jamais celui de dépasser les inégalités sociales. Le résultat, corroboré par l’histoire, est que les processus d’autodétermination des nations finissent toujours par reproduire la société de classes, en soumettant à nouveau les classes populaires, après qu’elles aient servi de chair à canon principale dans ces combats.

Cela ne signifie pas qu’on ne doive pas lutter contre les nationalismes dominants ni tenter de les détruire, mais il faut le faire en dénonçant constamment les nationalismes ascendants, au lieu de converger avec eux sous prétexte que cette lutte commune pourrait offrir des possibilités de déborder leurs positions de départ, et d’écarter ceux qui ne visent que la création d’un nouvel État national, soumis à leur contrôle. Personne ne doute que ces compagnons de voyage seront les premiers à nous réprimer dès qu’ils n’auront plus besoin de nous, et nous devrions déjà avoir tiré les leçons des cas où nous leur avons tiré les marrons du feu.

Barcelone 26 septembre 2017,
Tomás Ibáñez.

[Traduction de Frank Mintz et des Giménologues, 30 septembre 2017.]


 Lettre à Tomás Ibáñez à propos de « Perplexités intempestives »

Alacant [Alicante, en catalan], le 27-09-2017.

Compagnon Tomás

Ton « Perplexités intempestives » est le meilleur exposé que j’ai lu qui relève du bon sens et du seny [l’équilibre, en catalan] révolutionnaire qui devrait se trouver non seulement chez les libertaires, mais chez tous ceux qui veulent abolir cette société au lieu de la gérer. Cependant, je ne suis pas surpris que des tas de gens se disant anarchistes se soient engagés dans le mouvement nationaliste, et proclament haut et fort leur droit à décider du matériel des chaînes qui vont les assujettir. Pauvre Ricardo Mella et sa [brochure sur] La ley del número [La loi du nombre dans les élections] ! Ils étaient également assez nombreux tous ceux qui un jour sont montés dans le train de Podemos ou dans celui du plateformisme [1], en troquant les oripeaux de la lutte de classe pour les habits neufs de la citoyenneté. C’est propre à l’anarchisme des hypocrites que de choisir à chaque tournant historique de faire le jeu du pouvoir en place. La guerre civile espagnole en est l’exemple le plus patent.
Confusion, attrait irrésistible pour le chahut, abandon de la conscience de classe, tactique du moindre mal, l’ennemi de mon ennemi, peu importe. Le résultat final le voici : une masse d’abrutis obéissant à n’importe quel cause (sauf la sienne) et un tas d’egos malades dans le genre de Colau [la mairesse de Barcelone] ou d’Iglesias, prêts à payer pour se vendre. Finalement « De noires tourmentes agitent l’air et de sombres nuages nous empêchent de voir » [Hymne de la CNT]. Essayons de les dissiper.

La question à poser n’est pas de savoir pourquoi un secteur local de la classe dominante décide de résoudre ses différents avec l’État via la mobilisation des rues, mais plutôt pourquoi une partie considérable de gens aux intérêts contraires, principalement des jeunes, agissent comme un élément de la scénographie et comme force de frappe de la caste qui a fait de la Catalogne son patrimoine personnel ; une caste aussi classiste, catholique, corrompue et autoritaire que toutes les autres. Le jeu du patriotisme catalan n’est pas difficile à révéler et ceux qui l’élaborent et en profitent n’ont jamais prétendu le cacher. Le processus de marche vers l’indépendance a représenté une opération de classe risquée. La consolidation d’une caste locale associée au développement économique exigeait un saut qualitatif sur le plan de l’autonomie régionale que la stratégie de « peix al cove » (« pájaro que vuela… » [2]) ne pouvait obtenir. Le refus de la ploutocratie centrale de « dialoguer », c’est-à-dire de transférer des compétences, principalement financières, bloquait l’ascension de cette caste et diminuait dangereusement son influence et sa capacité politique face aux entrepreneurs, aux industriels et aux banquiers prêts à se laisser conduire par des souverainistes afin de tripler leurs bénéfices. La décision prise par les chefs de provoquer une « collision de trains » représenta une rupture radicale avec la politique « pactiste » du catalanisme politique.
Ce n’était pas sérieux, c’est-à-dire que la déclaration unilatérale d’indépendance n’était pas l’objectif ; il s’agissait seulement de forcer une négociation depuis des positions avantageuses. Cependant, comme il fallait en donner l’impression, un appareil mobilisateur bien huilé était nécessaire afin d’inoculer une mystique patriotique et faire bouillir de façon contrôlée la soupe identitaire. Et la mobilisation devint réalité. Tout fut spectacle. La démagogie indépendantiste, armée du marketing de l’identité, a su se prolonger par un citoyennisme démocratique propre à faire sortir dans la rue des masses trop domestiquées pour le faire elles-mêmes. Avec une grande habileté, il a touché la fibre obscure des émotions réprimées et des sentiments grégaires qui sont tapis chez les serfs de la consommation, c’est-à-dire qu’il a su secouer à son profit la quiétude de l’aliéné. À mon avis, l’objectif a été atteint, et la caste dirigeante étatique est bien plus disposée à modifier la constitution du post-franquisme pour mieux y adapter la caste catalaniste, même si pour cela il lui faudra sacrifier certaines figures en cours de route, peut-être même Puigdemont [3]]. Les puissants représentants du grand capital (par exemple, Felipe González) semblent aller dans ce sens.

Le nationalisme est géré par des escrocs, mais en soi ce n’est pas une arnaque. C’est le reflet sentimental d’une situation frustrante pour la plupart des subjectivités pulvérisées. Le nationalisme n’agit pas rationnellement, car ce n’est pas le résultat de la raison ; c’est plus une psychose qu’un frémissement de libération. L’explication de l’éclosion émotionnelle patriotique dans la société catalane devra être cherchée dans la psychologie de masse et pour cela, Reich, Canetti ou même Nietzsche nous serons plus utiles que des théoriciens comme Marx, Reclus ou Pannekoek. La conviction et l’enthousiasme de la multitude ne proviennent pas d’un raisonnement logique et froid ni d’analyses socio-historiques rigoureuses. Elles sont plutôt liées aux décharges émotionnelles sans risque, à la sensation de posséder un pouvoir engendrée par les accumulations, au fétichisme du drapeau et autres symboles, à la « catalanité » virtuelle des réseaux sociaux, etc. Tout cela est symptomatique d’une masse déracinée, atomisée et déclassée, et donc sans valeurs, objectifs ni idéaux propres, disposée à se laisser facilement berner. La vie quotidienne colonisée par le pouvoir de la marchandise et de l’État est une vie pleine de conflits latents et intériorisés, dotés d’un excès d’énergie qui les fait émerger sous forme de névroses individuelles ou collectives. Le nationalisme, quel qu’il soit, offre un excellent mécanisme de canalisation de ces impulsions qui, si elles devenaient conscientes chez les gens, constitueraient un formidable facteur de révolte.

Le nationalisme divise la société en deux parties paranoïaques, artificiellement opposées du fait de leurs obsessions. Les intérêts matériels, moraux, culturels, etc., ne comptent pas. Ils n’ont rien à voir avec la justice, la liberté, l’égalité et l’émancipation universelles. Le peuple catalan est quelque chose d’aussi abstrait que le peuple espagnol, une entité qui sert d’alibi à une souveraineté de caste avec sa police notoirement répressive. Un peuple se définit uniquement par son opposition à tout pouvoir qui n’émane pas de lui ou qui s’en sépare. Par conséquent, un peuple avec un État n’est pas un peuple. Tu [Tomás] conviendras avec moi que l’histoire est faite par les gens ordinaires par le biais des assemblées et des organismes issus d’eux, mais dans l’état actuel des choses, l’histoire appartient à qui la manipule le mieux. Ceux-là fournissent le cadre populaire d’une mauvaise pièce de théâtre qui permet une répartition prosaïque du pouvoir. N’importe qui peut faire ses calculs et naviguer en fonction de cela dans ou hors des eaux nationalistes d’une turbulence plutôt calme, mais il ne devra jamais perdre de vue le fond du problème.

Fraternellement,
Miquel Amorós.

[Traduction de Frank Mintz et des Giménologues, 30 septembre 2017.]


 Quelques certitudes

Ce n’est plus le moment de disserter sur les facteurs qui ont conduit à la situation présente, qu’il suffise de rappeler que figurent parmi eux : l’irritation tout à fait justifiée d’une bonne part de la population catalane contre le gouvernement du Parti Populaire, une série de griefs qui indignent cette population, mais aussi la constante et prolongée excitation de la fibre nationale moyennant le strict contrôle des télévisions et radios publiques catalanes par le gouvernement catalan, à quoi il faut ajouter la ferme volonté d’acceder à de plus grandes portions de pouvoir qui caractérise des élites politiques et économiques fascinées par la perspective de devenir un État.

Ce qu’exige plutôt le moment actuel, à partir d’une perspective libertaire, c’est plutôt une réflexion sur les stratégies et les positions que développe une partie du secteur anarchiste et du mouvement libertaire bien plus ample dans lequel il se trouve inséré. Je dois avouer que cette réflexion accroît ma perplexité en même temps qu’elle m’incite à réaffirmer quelques certitudes ancrées dans la mémoire libertaire des luttes.

La perplexité devient inévitable lorsque l’on contemple le lent cheminement qui part d’une franche sympathie, et même d’une implication, dans le multi-référendum qui revendiquait “le droit à décider sur tout” (et qui fut réprimé par la police catalane en Mai 2014) et qui débouche sur l’appui à un uni-référendum qui ne contemple que le droit à décider sur la question nationale.

La perplexité devient inévitable lorsque l’on contemple l’imperceptible glissement qui mène de l’appel à la mobilisation populaire, chose que l’on ne peut qu’appuyer, à celui d’aller aux urnes et à participer au référendum. Perplexité car, quel est l’objectif ? Que se produise une grande mobilisation contre le Gouvernement et son appareil répressif, ou bien que les urnes soient pleines ? La force de la mobilisation se comptera en nombre de bulletins dans les urnes ou bien en termes du nombre de personnes dans la rue et de leur détermination à lutter ?

Il est vrai que le nerf de la contestation populaire prend actuellement la forme de la défense des urnes (le « droit de voter » dans ce référendum et l’exercice factuel de ce droit en allant « voter »). Cependant est-il nécessaire depuis une position anarchiste d’appeler au vote, et même de s’intégrer les Comités de Défense du Référendum afin de se connecter avec la protestation populaire et tenter de la radicaliser ? Ne peut-on faire face à la répression, avec la population, sans légitimer pour autant un référendum qui oppose deux gouvernements soutenus l’un et l’autre par une partie de la population ? Faut-il crier « Votarem » (nous voterons) au lieu de « nous résisterons » ou même « nous vaincrons » pour pouvoir participer légitimement à la mobilisation ?

Le choix ne se pose pas en termes de « ne rien faire » ou bien « défendre les urnes ». L’alternative ne se situe pas en termes du faux dilemme « prendre parti » pour ceux qui défendent le référendum ou demeurer en marge de la lutte. Il est clair que lutter contre le capitalisme et l’Etat, même dans les circonstances actuelles, est tout à fait compatible avec le refus de grossir les rangs de ceux qui se situent sous un drapeau national et qui répondent à l’appel d’un gouvernement, de ses parlementaires et de sa police.

« La légalité tue » nous rappelle Santiago Lopez Petit dans un intéressant article (« Prendre partit en una situacio estranya » www.elcritic), tout à fait d’accord, mais c’est aussi ce que fait la légalité dont se réclame « l’acteur nécessaire » et principal créateur du référendum, c’est à dire le gouvernement catalan. Défier et faire sauter dans les airs la légalité espagnole est une chose de grande valeur (…si cela advient finalement, au-delà des fissures qui se sont déjà produites), mais cela perd de sa valeur si c’est grâce à la couverture offerte par une autre légalité instituée, et même si l’on parie de la faire sauter elle aussi dans les airs après l’avoir acceptée et confortée dans le moment présent. Ne serait-il pas plus cohérent de ne pas contribuer à la renforcer dans l’immédiat et commencer à la miner dés à présent en désobéissant son exhortation à se rendre aux urnes ?

Il est, bien entendu, impossible de prévoir le dénouement du coup de force dans lequel s’est engagé le gouvernement catalan. Que peut-il se passer dimanche 1er octobre et les jours suivants ? Nul ne peut le savoir. Ce qui est sûr c’est que le gouvernement du Parti Populaire est déjà notablement affaibli aussi bien au niveau international qu’en Catalogne, et aussi dans certains secteurs de l’opinion publique espagnole qui sont, heureusement, sensibles aux mesures répressives. Ce qui semble également clair c’est que – pour tendue que soit la situation le dimanche soir et le lundi 2 octobre avec l’éventualité que les députés indépendantistes s’enferment dans le parlement, et que se produise l’occupation d’espaces publics dans le style de la place Maidán (en moins sanglant !) – il s’ouvrira un espace pour calmer le jeu, baisser la tension, « rétablir l’ordre » et permettre le début d’une négociation entre les deux Gouvernements à partir des positions de force que l’un et l’autre auront atteintes.
Une négociation pour satisfaire les revendications des syndicats qui ont convoqué une grève générale pour le 3 octobre ? Les conditions pour une telle chose ne sont pas réunies, car le scénario principal n’est pas celui d’une lutte dans le monde du travail, ni dans le cadre de la lutte de classes. Sauf si des morts se produisent dimanche et que la grève générale se généralise en réponse à cela, l’entrée de la CGT et de la CNT dans la bataille du référendum n’aura servi que la cause indépendantiste, et pas du tout celle des travailleurs.

J’espère me tromper. Mais là ou je crois ne pas le faire c’est en pronostiquant que le nationalisme espagnol se renforcera à partir des événements actuels, ce qui non seulement pourrait donner des ailes à l’extrême droite, mais pourrait aussi assurer une importante victoire du Parti Populaire s’il convoque des élections générales à court terme. Je ne sais pas si la certitude que le nationalisme catalan se verra également renforcé peut être d’une quelconque consolation pour les libertaires, mais…

Avec le plus grand respect pour les camarades qui ont une autre analyse tout aussi légitime que celle que je développe ici, il me semble que si, finalement, ce pronostic s’avère juste, l’erreur due a la perspective à court terme, privilégiée par le secteur de l’anarchisme auquel je me référais plus haut, sera patente.

Barcelone, 3 octobre 2017,
Tomás Ibáñez.

[Traduction de Tomás Ibáñez.]

Notes

[1La tendance en milieu libertaire qui prétend former un parti et agir comme tel, avec pour modèle la FAU d’Uruguay. En Catalogne elle est représentée par Procès Embat, furieusement indépendantiste. Le reste par Apoyo Mutuo [Additif de Miguel Amoros du 30 09].

[2en procédant de manière pragmatique par concessions façon « prend l’oseille et tire-toi ! » NdT.

[3Le Président de la Généralité catalane fait partie des durs contre le dialogue NdT