Non Fides - Base de données anarchistes

« O gentilshommes, la vie est courte, si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

Accueil > Articles > Sur le monde carcéral > Actions anticarcérales du nouvel an 2012 [Mis à jour]

Actions anticarcérales du nouvel an 2012 [Mis à jour]

jeudi 5 janvier 2012

Une liste non exhaustive de communiqués des diverses actions anticarcérales du dernier réveillon. Elle sera mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux communiqués et traductions de communiqués apparaîtront. Vous pouvez bien sûr aider en nous envoyant vos liens et vos traductions.

 Montréal : manif de bruit du nouvel an aux prisons

Le 1er janvier, nous sommes allé.es faire du bruit et avons lancé plusieurs feux d’artifices aux abords des clôtures barbelées de la prison de Bordeaux et de la prison pour femmes de Tanguay, pour souhaité la bonne année aux prisonnières et aux prisonniers. Ces deux prisons sont situées dans le nord de l’île de Montréal. Nous étions une trentaine à crier notre solidarité avec celles et ceux qui sont isolé.es, humilié.es et infantilisé.es derrière les barreaux des cellules grises ; celles et ceux pour qui chaque jour ressemble au lendemain et qui n’ont pas le choix de rêver un peu pour survivre. Après tout, nous nous sentons un peu comme elles et eux. À la prison de Bordeaux, nous avons vus les prisonniers nous faire des signaux de lumière derrière des fenêtres grillagées alors qu’à Tanguay, les femmes, qui ne pouvaient nous voir, nous répondaient en hurlant ”bonne année !!!”.

Depuis quelques années, à chaque nouvel an, nous tentons de poursuivre la tradition anarchiste maintenant internationale de faire des manifs de bruit à l’extérieur des prisons. Il nous est nécessaire de nous rappeler ce contre quoi nous luttons. Le monde capitaliste ne peut se perpétuer sans un système disciplinaire et coercitif et c’est bien la peur des conséquences qui limite nos instincts de libérations. Ensemble, nous devons construire la force de briser les murs et les frontières qui nous divisent.

BONNE ANNÉE À TOUS LES PRISONNIERS.ES !

Trouvé sur sabotagemedia


 2012 à Toulouse : on lache rien !

Samedi 31 décembre ,nous étions une soixantaine à aller hurler notre rage devant les murs de la prison de Toulouse-Seysses

. A partir de 22h ,depuis leurs cellules ,les prisonnièr-es ont pu entendre résonner des morceaux de la Mafia k’1 fry , Sean Paul, Dre, les Clash ou encore Befa… Et ce pendant près d’une heure ! On a fait péter nos deux kils de son jusqu’au quartier des meufs (à l’opposé de nous). Si si ! C’était bon de voir les réactions de l’intérieur : les cris de « Liberté ! », les briquets aux fenêtres, les signaux divers…

Les galets décoratifs des plates-bandes de la maison des familles se sont révélées fort utiles pour marteler les grilles au nez des matons.
Ravalant notre envie de tout crâmer, on s’est quand même accrochés à un portail fermant la première enceinte grillagée, qui a fini par céder sous le poids de notre colère. Ok, c’est symbolique mais ça nous a pris aux tripes et on s’est sentiEs un peu plus fortEs l’espace d’un instant.

Au milieu de tout ça, trois pauvres gendarmes nous regardaient faire et ont fini par appeler du renfort. Ayant réussi à esquiver un contrôle d’identité massif, on est repartiEs sans encombre. Ca nous a mis la patate, même si ça fait chelou de se barrer avec le sourire d’une taule encore debout.
Plus tard dans la soirée, des feux d’artifices ont brillé au-dessus de la zonz.

BIG UP à touTEs les prisonnierEs, aux enragéEs et à touTEs celleUX qui les soutiennent, ce soir-là comme chaque jour de l’année !

Indy Nantes.


 Feu (d’artifice) à la maison d’arrêt de Varces

Dans la soirée du 31 décembre, des feux d’artifice ont été tirés autour de la Maison d’Arrêt de Varces, accompagnés de phrases criées à l’attention des prisonniers :

« Pour les bonnes résolutions : ni prison, ni maton, mais plein d’évasions »

« Liberté ! Solidarité ! »

« Détruisons les prisons »

« Ni prison ni maton n’arrêteront nos rébellions »

Les cris des prisonniers à l’intérieur sont rapidement venus s’ajouter aux bruits de pétards et aux cris à l’extérieur. On espère que cela aura un tant soit peu contribué à gâcher le réveillon des matons en poste ce soir-là et à briser la mortifère monotonie carcérale.

Alors voilà, ça s’est passé le 31 décembre mais on n’était pas là pour souhaiter une bonne année, parce qu’on pense que les voeux de fin d’année ne sont qu’une manière de se souhaiter que rien ne change alors qu’en vrai, nous, on veut tout changer.

On n’est pas venu souhaiter une bonne santé.

Parce que la réalité de la taule produit plutôt l’inverse : ça abime les corps à vitesse « grand V ».

Des plombes pour voir un.e dentiste pour une carie qui finira par tourner en rage de dent (en rage dedans ?…).

La bouffe dégueulasse qui, si elle n’est pas complétée en cantinant (cher…), ne permet pas d’avoir une alimentation équilibrée.

Le cercle vicieux de la fatigue psychique qui diminue les défenses immunitaires alimenté par le manque d’activité physique et les troubles du sommeil.

Les troubles de la vue générés par le fait qu’en cellule, le regard ne porte jamais bien loin ; les murs, les barreaux et les grilles fatiguent les yeux de celles et ceux qui cherchent l’horizon.

La réalité des soins en taule c’est aussi le cachetonnage massif, avec la complicité des soignant.es, de celles et ceux qui sont trop « agité.es » aux yeux de l’administration pénitentiaire.

Combien de rebelles endormi.es par la camisole chimique ne sont plus ainsi en mesure de se reconnaître les un.es les autres ?

La santé mise à mal par l’enfermement provoque parfois des malaises, réels… ou simulés, comme celui qui a permis à un taulard de s’échapper de Corbas (maison d’arrêt ultra moderne et sécurisée de Lyon), lors d’un transfert, le 8 décembre.

Il a pu se planquer durant deux heures sous un véhicule dans les environs, avant d’être balancé par un habitant du quartier. Même dans ces bunkers, il reste des failles…

On n’est pas non plus venu souhaiter la réussite professionnelle.

Parce que le travail en prison est un moyen d’occuper ses journées, de rapporter un peu de thunes, de dépenser son énergie, mais sous étroite surveillance et dans des conditions dégueulasses.

Mais pour qui en fait ?

Pour des entreprises comme Eiffage, Sodexo au chiffre d’affaire extrêmement élevé (jusqu’à plusieurs milliards annuels) qui en plus de se faire du fric en gérant des prisons, imposent aux prisonnier.ères qui veulent bosser ce terrible paradoxe de devoir participer à l’entretien des murs qui les enferment.

Le travail en prison c’est des prisonniers.ères esclaves et une source de profit facile pour des entreprises comme Renault ou Orange qui font de la sous-traitance et peuvent éventuellement prétendre participer à la réinsertion de celles et ceux qu’elles exploitent. Il paraît en effet que c’est un bon moyen de s’intégrer, et pourtant c’est tellement difficile de trouver du travail après avoir été en taule.

Et puis s’intégrer à quoi ?

C’est plutôt un moyen de pacification en prison comme ailleurs parce qu’en travaillant on peut gagner un peu d’argent, être moins dans la misère.

L’administration pénitentiaire a tout intérêt à ce que les détenu.es passent leur énergie au travail, c’est encore un des meilleurs moyens pour mater l’esprit de révolte.

A l’intérieur, on peut malgré tout apprécier le fait de quitter la cellule, de voir d’autres prisonnier.ères, de savoir utiliser des machines et outils… ce qui peut avoir de multiples usages !

On n’est bien sûr pas venu pour souhaiter « du succès dans les amours ».

Parce que la taule isole de celles et ceux qu’on aime. Elle observe de ses sales yeux inquisiteurs les moments de retouvailles, en lisant les lettres échangées, en surveillant les parloirs, en transférant selon son gré les personnes loin de leurs proches. La taule cherche à abîmer les liens qui nous sont précieux, à créer / entretenir une misère affective qui isole et détruit encore plus.

En même temps, elle impose le contact avec d’autres qu’on n’a pas choisi, et en premier lieu avec les uniformes : contacts physiques imposés lors des fouilles à répétition, contacts quotidiens pour manger, aller en promenade, avoir son courrier. Quand le maton fait partie du paysage et que les personnes qu’on aime sont (généralement) de l’autre côté des barreaux, est ce qu’on peut encore parler de « vie sentimentale » ?

Est ce qu’on est libre de s’aimer dehors ?

D’aimer qui on veut, hommes et / ou femmes, comme on le veut, en dehors de la famille, de la religion et des conventions ?

Ces normes, si pesantes au dehors, sont encore plus lourdes à l’intérieur dans cet univers complètement hostile. A la misère affective et à l’isolement, nous voulons opposer la solidarité, et des coeurs qui battent sans foi ni loi !

On ne veut souhaiter ni bonheur, ni prospérité, ni réussite…

Images d’une vie parfaite dans un monde en toc, qui se garde bien de montrer l’envers de son décor !

C’est bien la réussite sociale individuelle, cette carotte qui nous fait accepter de perdre notre vie à la gagner, en espérant pouvoir s’acheter une maison, une voiture et fonder une famille, après avoir trimé des années.

Ce pauvre rêve de mettre un collier doré autour de son cou ne nous fait pas envie, et nous savons en plus qu’il reste innaccessible à beaucoup. Souvent, les heures passées au boulot ou à la débrouille ne servent qu’à payer difficilement les factures et maintenir la galère, et il faudrait en plus faire semblant d’aimer ça…

La carotte fonctionne bien parce qu’elle s’accompagne du bâton. Le bâton des contrôles réguliers sous ses différentes formes (la CAF, le pôle emploi, les travailleurs sociaux, les flics). Le contrôle plus diffus de la bonne morale, du voisinage, des caméras…

La peur de s’écarter du « droit chemin », d’être désigné du doigt, de finir en prison, la résignation à une pauvre vie.

Le capitalisme ne laissera jamais à tout le monde la possibilité d’avoir une place au soleil ; la démocratie laisse croire que si on en discute, on trouvera des arrangements.

C’est parce qu’il y a des prisons que ce monde en toc se maintient.

Nous ne voulons pas l’améliorer, mais le renverser !

Pour 2012, pas de réveillon, mais de belles rébellions !!!

Indy Grenoble.


 Neuvic (Périgord) : feu aux prisons….

Ambiance funky le 31…

ArrivéEs devant la prison de Neuvic dans le périgord , quelques ondes de
zic émanants du derrière les barreaux…soul,funk…

Dehors un feu d’artifice, sifflement à en perdre au mini 10% d’audition
pour ceLLesCeux à côté…

Des pétards devant, des cris du dedans…

Solidarité , feu aux prisons


 CRA de Vincennes et prison de Fresnes : Feux du nouvel an

Des Fusées pour des sans papiers en pétard

Au centre de rétention de vincennes la semaine à été agitée pour les retenus : auto-mutilations, refus de voir le consul ou d’embarquer… Aussi ce samedi 31 décembre un rassemblement devant le centre a illustré le caractère explosif de cette situation à l’aide de nombreux feux d’artifice et aux cris de « Liberté pour tous ! ». Les retenus sont montés sur les grilles du centre et nous ont adressé quelques trop brefs gestes. Par la suite nous avons appris que la même nuit au moins deux feux ont été allumés à l’intérieur du centre.

Pas de marrons glacés pour les prisonnier-e-s, mais des marrons d’air !

La même nuit à la Maison d’Arrêt de Fresnes des feux d’artifices ont explosé devant le quartier des hommes et le mitard puis devant le quartier des femmes. Les cris de « Liberté » ont retenti de toutes part !

Contre tous les enferments, liberté pour tous et toutes avec ou sans papiers !

Repris de Indy Nantes.


 Un 31 décembre à la prison d’Angers

Samedi 31 décembre, un peu avant minuit une douzaine d’ombres se sont retrouvés au pied de la maison d’arrêt d’Angers. De l’autres côté des silhouettes se sont postés aux fenêtres.

à l’extérieur quelques slogans ont été lancés, ainsi qu’un fumigène et des pétards, puis plusieurs dizaines de fusées au niveau des ailes est et ouest, où il y a eut deux mouvements de révoltes collectives en 2011.
à l’intérieur des trucs ont été brulé aux fenêtres de deux cellules, des coups aux portes et sur les barreaux rajoutés un peu plus de rage encore à ce joyeux bordel.
Après un dernier échange de soutien, de bonne année et de cri de rage contre l’enfermement, les Silhouettes se sont dissipés avec les dernières fumées.

Créve la taule !
Une pensée pour tous les prisonniers et prisonnières de Toulouse à Nouméa.

Trouvé sur Indy Nantes.


 Un tribunal visé pendant la manifestation de solidarité aux enferméEs à Pittsburgh

Le 31 décembre à minuit, 30 corps se sont réuniEs à la prison du comté
d’Allegheny répondant à un appel international pour des manifestations
bruyantes de solidarité aux enferméEs. En ce jour, simultanément et dans
de nombreuses villes à travers le monde, les gens se sont rassembléEs
devant des prisons pour se connecter et communiquer avec les prisonnierEs
détenuEs à l’intérieur. La méthode est de déployer des banderoles, crier
des slogans, jouer des percussions, et tirer des feux d’artifices Le
message est clair : les manifestantEs se montrent solidaires de celles et
ceux qui transgressent les contraintes de la société. Illes se tiennent du
même côté de la ligne que les emprisonnéEs dans la guerre de l’ordre
social.

À Pittsburgh, en ce jour, la résistance contre les prisons a pris un tour
moins symbolique. Le palais de justice municipal de Pittsburgh, attenant à
la prison, a été physiquement attaqué par quelque(s) personne(s), et 5
vitres ont été brisées du rez-de-chaussée au toit. Comme la cour
municipale fonctionne 24 heures par jour, 7 jours par semaine, cette
attaque s’est produite alors que des greffiers et des juges étaient en
plein travail.

La police est arrivée en force avec pistolets et fusils au poing et a
arrêté touTEs les participantEs à la manifestation. Apparemment, l’action
a été présentée à la police comme des coups de feu tirés sur le palais de
justice. La plupart des manifestantEs considèrent cette version des faits
incorrecte, mais il a été difficile de le confirmer ou de le nier à cause
du black-out médiatique de cet événement. Les manifestantEs ont été
détenuEs pendant deux heures, fouilléEs, photographiéEs, interrogéEs,
harceléEs et leurs identités contrôlées. Néanmoins, il était impossible
pour la police de déterminer qui était responsable de l’attaque et
personne n’a été inculpéE à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Nous refusons de tenir l’auteurE (ou les auteurEs) de cette action contre
la cour pour responsable(s) des actions de la police. Nous sommes
quotidiennement dégoûtéEs par la police, et nous mettre en joue et nous
promettre la prison est habituel de leur part. C’est toujours la police
qui est notre ennemie et que nous tenons pour responsable.

En tant que personnes vouées à la destruction de toutes les prisons, et à
fuir toutes les contraintes externes de la société qui nous empêchent de
rendre nos désirs concrets, nous chantons louanges pour toute(s)
silhouette(s) qui attaque(nt) les institutions de contrôle.

Pour un millier d’autres attaques, la destruction de la police, du
Tribunal-Usine qui transforme les gens en détenuEs, et de chaque
institution et relation qui nous empêche d’atteindre notre potentiel
total.

Traduit de l’anglais de Anarchistnews .


 Sydney (Australie) : Manif en solidarité devant la prison pour étrangers de Villawood

A minuit, alors que 2011 se transformait en 2012, un groupe
d’anarchistes a tenu une petite manifestation bruyante devant le centre
de rétention pour immigré-e-s de Villawood, avec feux d’artifice,
tambours, chants, slogans et une banderole sur laquelle était écrit « 
Plus d’otage aux mains de l’Etat – Feu aux prisons ». Les gens à
l’intérieur nous ont entendu et ont répondu par des gestes en criant « 
Liberté » [Freedom]. Avoir pu communiquer avec des gens, au-delà de ces
frontières, même si ce n’était qu’un geste modeste, c’était pour nous
une belle manière de commencer cette nouvelle année.

Nous avons organisé cette petite manifestation pour montrer notre
solidarité avec les gens enfermés, qui ont résisté à leur emprisonnement
en défonçant leurs cages en 2011 de Christmas Island [autre centre de
rétention australien] à Villawood. Une année de plus en Australie, où la
ferveur nationaliste concernant la protection des frontières signifiait
des centaines de morts, de nombreuses personnes expulsées et des
milliers de personnes enfermées dans des centres de rétention.

Nous sommes aussi allé-e-s à Villawood avec l’idée de participer à la
tradition mondiale des manifs du Jour de l’An contre les prisons, en
solidarité avec quiconque résiste à l’intérieur et à l’extérieur de
toutes les cages.

La passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons.

Quelques anarchistes.

Traduit de l’anglais de anarchistnews.


 Hambourg : rassemblement, peinture et feux d’artifice contre la taule

Le 30 décembre, un groupe s’est rassemblé, rapidement mais de façon bien visible et audible, devant la prison et centre d’expulsion de Holstenglacis, à Hambourg. Une banderole en allemand avec « Liberté pour tous - Contre tous les murs » a été déployée, et des phrases contre toutes les prisons et pour saluer les prisonniers ont été gueulées au mégaphone.

En même temps, un paquet de feux d’artifice ont explosé, tandis que l’entrée, sa guérite et un mirador ont reçu de la peinture. Lorsque les keufs sont arrivés, le groupe s’est dispersé sans encombre. Le soir même, la police effectuait nombre de contrôles au hasard autour de la zone.

Bienvenue aux manifestations anticarcérales du Nouvel An de Berlin, Brême, Cologne, Stuttgart et de partout dans le monde !

Pour un monde sans oppression ni exploitation !

Traduit de Indy.de par Brèves du Désordre.


 Nantes : Pour celles et ceux dont la nouvelle année commence en taule

À Orvault, entre la zone commerciale, la zone pavillonaire et la 4 voies, un panneau « Zone d’activité » mène à une impasse. Au fond de celle-ci se cache l’établissement pénitencier pour mineurs flambant neuf, bagne pour enfants modernisé.

Dans la nuit du 31 décembre 2011, des feux d’artifice ont été lancés depuis l’arrière du bâtiment. Immédiatement, des cris venant de l’intérieur répondaient aux pétards et au gros son craché par nos enceintes.

Alors que la police était venue rétablir l’ordre, nous avons mis fin au spectacle son et lumières. Nous repartons tiraillés entre la joie suscitée par les cris et la tristesse de voir ce mur toujours debout.

À Nantes, comme ailleurs, des groupes s’organisent pour lutter contre la prison. À Toulouse, suite à une action contre les locaux de la protection judiciaire de la jeunesse le 5 juillet, une vague de perquisitions a entraînée des arrestations. Six personnes font l’objet de poursuites judiciaires et quatre d’entre elles sont toujours en détention préventive.

Illes auront beau enfermer celles et ceux qui luttent, multiplier les constructions de murs (prisons, centres de rétention pour étrangers, hôpitaux psychiatriques…), resserrer le quadrillage policier et juridique, illes ne nous soumettrons pas.

La peur de l’enfermement est nécessaire au maintien de l’ordre capitaliste, à la construction de citoyens dociles. Il y a les murs en béton armé, et d’autres, invisibles, diffus, inculqués.

 Feu à toutes les cages !

Face à cette société carcérale, vive les évasions, les mutineries, la révolte.

Dans, contre, en dehors des murs ; cette année pas de bonne résolutions, plutôt une bonne révolution.

Trouvé sur Indymedia Nantes.


 Villeneuve les Maguelones (Montpellier) : feu d’artifice devant la prison

Salut, 31 décembre à minuit on a aussi fait péter un petit feu d’artifice à la prison de Villeneuve les Maguelones, près de Montpellier. Nique la police, nique la justice.

Trouvé sur Indymedia Nantes.


 Bruxelles - Joyeux bordel et meilleurs feux !

Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d’avoir attaqué une prison pour enfants à l’aide d’excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d’actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.

Ni réveillon, ni maton n’arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !

-A-

Trouvé sur Indybxl.


 Bordeaux-Gradignan : feux d’artifice devant la prison

Communiqué de presse :

Nous allons vous raconter une petite histoire.

Hier soir, à minuit, alors que Monsieur Audouart, directeur du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan bouffait grassement sa dinde et ses petits fours en compagnie de ses convives. Et que ses maton.ne.s perché.e.s dans leur miradors se pintant la gueule et fumant le Hasch et le sub’ chouravés à nos camarades embastillé.e.s.

Les quelques 800 taulard.e.s entassé.e.s dans la prison se contentaient de maigres produits cantinés grâce au racket organisé par G.E.P.S.A. (filiale de SUEZ… http://www.gepsa.fr/) en attendant machinalement et sans espoir la nouvelle année 2012.

Et nous, comme on n’en a rien a carrer du nouvel an et de toute cette société de merde, on a décidé de faire un modeste spectacle pour nos pote.sse.s.

1minute 20 et 90 coups de feux d’artifice pour venir éclairer la misère dans laquelle l’État laisse moisir et crever ceulles qu’il considère indésirables. Et bien nous en sommes !

Pas de bonne année, tant qu’il y aura des prisons ! Bloquons et détruisons toutes les machines à enfermer !

En solidarité avec nos camarades en prison ! Ce n’est qu’un début…

Signé la propagande par la fête

Trouvé sur lechatnoiremeutier.


 Athènes : réveillon devant la prison de Koridallos


 Londres : rassemblement devant la prison de Brixton