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Vieilleries

Dernier ajout : 15 octobre.


  • Il n’y aurait que des capitalistes qui vivraient de l’exploitation ?

    15 octobre

    Les socialistes russes ont montré mieux que quiconque ce qu’était le socialisme. Les socialistes ont le devoir d’accomplir la révolution bourgeoise là où elle n’a pas encore eu lieu, ont proclamé les sociaux-démocrates, et tous les socialistes russes assument ce devoir avec ferveur. Aucun socialiste n’y voit matière à trahison. Ils ont justement le devoir d’agir de la manière suivante : promettre aux ouvriers la révolution prolétarienne dans un avenir lointain, et, pour le moment, accomplir la révolution (…)

  • Épisodes des journées de Juin 1848 – Le caveau des Tuileries

    8 octobre

    Claude François Pardigon, né le 14 novembre 1826 à Salons, étudiant en droit à Paris, participe à la révolution de (février) 1848 et surtout aux journée de juin, arrêté rue Saint-Jacques, emprisonné aux Tuileries, blessé place du Carrousel au cours d’un transfert, libéré en août, condamné à la déportation après la journée du 13 juin 1849. Les deux parties de ce récit ont été publiés dans le journal Le Peuple de Julles Valles en 1869, extrait du livre de Pardigon, Épisodes des journées de juin 1848, paru à Londres (…)

  • La métaphysique du Progrès

    2 octobre

    Ceux qui construisent leur philosophie politique sur l’idée de progrès ont tendance à justifier les moyens par la fin, le présent par l’avenir, l’ici par le lointain. Le progressiste peut accepter une guerre en tant que moyen en vue d’une fin, la paix ; il peut, comme en URSS, s’accommoder d’un présent pénible en fixant du regard un avenir idéal ; il peut justifier que l’individu soit privé de liberté dans l’immédiat si cela permet à long terme une organisation cohérente de la société. S’il est capable de (…)

  • L’Espagne révolutionnaire est morte

    28 septembre

    La guerre d’Espagne donne l’occasion aux fabricants d’opinions d’emprisonner le prolétariat dans une série de formules dépassées et dangereuses. Spéculant sur ses instincts de justice sociale et ses souvenirs de juillet 36, les techniciens de la propagande le saoulent de discours humanitaires et le poussent droit au suicide.

  • Anarchistes de gouvernement

    25 septembre

    Souvent la formule : « Il n’y a pas de mouvement anarchiste, il y a un milieu. anarchiste », a été employée. Si elle n’est pas rigoureusement exacte, elle souligne cependant bien tout ce qu’il y a de flou et d’inconsistant dans l’anarchisme. Le manque d’organisations solides, l’absence de programme et de statuts écrits, l’élasticité de la doctrine, son imprécision, les généralités et les contradictions qu’elle contient, constituent autant d’obstacles d’un ordre spécial qui rendent les appréciations d’ensemble et les opinions nettes difficiles à formuler.

  • Lettre ouverte à la camarade Federica Montseny

    25 septembre

    Le dilemme : guerre ou révolution n’a plus de sens. Le seul dilemme est celui-ci : ou la victoire sur Franco grâce à la guerre révolutionnaire ou la défaite.

  • Le Peloton de chasse

    22 septembre

    Le lendemain matin, quand j’ai pris la faction, à six heures, les prisonniers s’alignaient, un énorme sac au dos, pour le peloton. Ils sont huit.
    – Garde à vous ! crie Bec-de-Puce en sortant de sa tente, le revolver au côté.
    Et il passe devant le rang, inspectant la tenue, soulevant les sacs, pour s’assurer qu’ils ont bien le poids réglementaire – un poids incroyable.
    – Pourquoi n’avez-vous pas astiqué les boutons de votre capote, vous ?
    – Parce que j’ai peur de les user.
    – Comment vous appelez-vous, (…)

  • On mariait là dedans…

    11 septembre

    Un grand rassemblement se tenait devant l’église. On mariait là dedans. Un prêtre autorisait en latin, avec une gravité pontificale, l’acte animal, solennel et comique qui agite si fort les hommes, les fait tant rire, tant souffrir, tant pleurer. Les familles, selon l’usage, avaient invité tous leurs parents et tous leurs amis à ce service funèbre de l’innocence d’une jeune fille, à ce spectacle inconvenant et pieux des conseils ecclésiastiques précédant ceux de la mère et de la bénédiction publique, donnée à ce qu’on voile d’ordinaire avec tant de pudeur et de souci.

  • J’ai froid à l’âme…

    5 septembre

    Maintenant que je suis seul, rêvant tout éveillé à côté de mes camarades endormis, je me demande si une grande partie du désespoir qui s’est emparé de moi, depuis ma sortie de prison, n’est point faite de la privation de ces plaisirs physiques que réclamait tout à l’heure, à grands cris, devant l’étalage de formes en papier et en fil de fer, la surexcitation des spectateurs. Je me demande si l’énorme ennui qui m’accable est bien produit par l’absence de distractions intellectuelles, s’il n’est pas plutôt l’effet du manque de sensations naturelles—dont les flagellations des chaouchs m’ont empêché de souffrir jusqu’ici.

  • Le petit mendiant

    2 septembre

    Veux-tu bien t’en aller, petit misérable, criait dans le jardin la Renaude, qui s’était armée d’un balai, attends, attends ! Je vais t’apprendre à rôder autour des maisons. Et elle menaçait de son terrible balai un petit mendiant qui, appuyé contre les planches du clos, la regardait, en lui faisant la grimace.

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