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« O gentilshommes, la vie est courte, si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

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Sortie de Sans détour n°1

jeudi 29 novembre 2018

Le N.1 du journal anarchiste apériodique Sans Détour vient de sortir. Les personnes intéressées peuvent nous écrire pour nous demander des exemplaires.

Extrait de l’édito :
« [...] ce n’est pas la promesse d’un résultat heureux qui nous décide. Nous n’agissons jamais à crédit, au contraire, chaque prise d’initiative, chaque pas en avant porte déjà avec soi son sens et sa raison d’être. Parmi eux, la réponse immédiate et en acte à une tension qui nous traverse. Une tension bien souvent incommodante, celle qui nous agite et qui, agrippée à notre épaule, nous murmure à l’oreille : et toi, que fais-tu face à tout cela ? Cette tension qui n’est pas aveugle, mais qui est enrichie par l’analyse, la compréhension active, l’étude de ce qui nous entoure. Une tension qui donne du sens à nos efforts, à nos recherches, à nos prises d’initiatives, qui nous pousse à sortir du confort relatif de nos existences et à nous aventurer sur des chemins inconnus et dangereux. Une tension pour laquelle il vaut la peine de vivre, qui donne la force d’assumer les conséquences de certains choix, d’affronter la répression et qui peut aussi conférer un véritable sens à la mort.[...] »

Au sommaire de ce numéro :

- Des litchis en hiver. A propos d’exotisme et d’internationalisme
- Expansion techno-industrielle et résistances au pillage
- L’idéologie de la science
- 2+2=7
- Des coups contre la prison
- Lectures intempestives

Et par la même occasion, il reste des exemplaires du N0 (juin 2018).

Extrait de l’édito :
” Un journal donc, pour porter des idées qui n’appartiennent pas à un groupe homogène et monolithique, mais qui émanent d’individus les forgeant selon leurs imaginaires, leurs expériences et leurs tensions respectives. Un journal qui, reconnaissant le fléau que constitue n’importe quelle identité collective, ne cherche pas d’autres interlocuteurs que des individus errants en quête de liberté, raisonnant loin de l’ombre d’une chapelle. Un journal qui n’est pas dépendant de l’actualité du « mouvement », mais qui cherche à interagir avec les rebelles de son temps, apportant alors, à l’occasion, des suggestions pour les luttes en cours. Un journal qui ne cherche pas à se raccrocher à tous les conflits sociaux, mais qui y voit parfois un terrain propice à la subversion. Un journal qui fouille éperdument l’arsenal des expériences subversives lointaines, dans le temps comme dans l’espace, afin d’enrichir nos perspectives présentes. Un journal qui, attaché à ce principe anarchiste selon lequel toute séparation entre ce qui est dit et fait doit être aboli, ne cherche pas à se faire une place sur le forum des opinions stériles et inoffensives, mais s’attelle à tisser le lien entre la pensée et l’action.

Un journal qui est aussi ceci : une occasion pour ceux qui l’écrivent,
une invitation pour ceux qui le lisent. ”

Sommaire :

– Edito
– Destruction ou rituel politique ?
– Les quatres murs de la société
– La voix du coeur
– À l’aube de l’anarchisme informel

[Reçu par mail.]